Textes de Meriem

Textes de Meriem


Meriem , le 17 octobre 2003

Evoquez cet instant précis d'écriture

La clarté et la blancheur qu'il y a devant moi m'ennuient et me dérangent. C'est quelque chose de finir avec cette sensation d'absence de mouvement ! Mes petits doigts tracent des gribouillis sur la feuille, des mots sans sens, mais qui donnent de la couleur et de la fraîcheur à ce qui était une feuille vide sans aucune expression. La douceur de la feuille enchaîne les mots qui sortent de mon stylo bleu, mais cette sensation est passagère. Tout à coup tout se trouble, les mots commencent à disparaître et la couleur qui, pendant un moment, avait envahi la feuille devient de plus en plus fade. L'encre est épuisée et le stylo s'arrête de créer.

L' acrostiche sur Meriem


s y M é t r i q u e
E t o n n a n t
s o u r i Re
I ll i m i t é
m E
M o t i v e


Les Mesdemoiselles qui aiment la mer
MangEnt des meringues merveilleuses
En Regoûtant et décrouvrant mensuellement
Inconnue jusqu' à maintenant et,
Entièrement faite à la maison
Je Me présente, madame madeleine

Dans la chimère de cette planète, chaque petit détail a sa propre histoire écrite par un homme centenaire. Pour lui, toutes les petites gouttes d'eau menaient à un fleuve de vie inépuisable. C'est ici le début d'une belle après-midi sur une terre inconnue. Des cœurs battants gris cendre se découvrent sous la fumée des volcans. Ils aiment jouer et survoler les petites maisons du bord de l'horizon toutes les nuits. La mer ramenait sur la plage les secrets des profondeurs qu'elle masquait. Les nuits avec le croissant lunaire, l'homme centenaire avait besoin de courir sur la mer, de sentir comme ses pieds glissaient au-dessous des poissons colorés des îles perdus. Une première expérience magique d'hallucinations émouvantes lui a donné l'envie de recommencer une dernière fois. Comme s'il était entré dans l'armoire et avait trouvé une petite porte qui l'amènerait dans une grande salle pleine de meubles infimes. Soudain une lumière-cube d'un bleu insoutenable tombe du plafond. Tous les esprits libres qui vaguent dans la salle se retournent sur cette lumière, comme si elle essayait d'attirer l'observateur de l'autre côté du miroir.